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La tragédie des biens communs en économie : critique du capitalisme et de la théorie de la main invisible

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La notion de tragédie des biens communs est un concept économique qui remet en question les fondements du capitalisme et de la théorie de la main invisible. Cette théorie, développée par l’économiste britannique William Forster Lloyd au XIXe siècle et popularisée par l’économiste américain Garrett Hardin dans les années 1960, met en lumière les problèmes liés à la gestion des ressources naturelles communes. Aujourd’hui on parlerait d’environnement et de développement durable et de critères ESG dans les investissements pour tenter d’être plus éco-responsable sur toutes nos actions au quotidien, y compris pour les investissements.

Définition de la tragédie des biens communs

La tragédie des biens communs se réfère à une situation où des ressources communes sont surexploitées ou épuisées en raison de l’absence de régulation ou de propriété privée. Dans cette situation, chaque individu a tendance à maximiser son propre intérêt en exploitant au maximum les ressources naturelles communes, ce qui entraîne ou entrainera de facto leur épuisement à long terme.

Histoire et père fondateur

La notion de tragédie des biens communs trouve ses origines dans les travaux de William Forster Lloyd, un économiste britannique du XIXe siècle. Lloyd a étudié les problèmes de surpâturage dans les communaux, où les éleveurs avaient tendance à faire paître trop de bétail, entraînant ainsi la dégradation des pâturages.

Cependant, c’est Garrett Hardin qui a popularisé la théorie dans les années 1960 avec son article intitulé « La tragédie des bien communs ». Hardin a utilisé l’exemple de la surpopulation pour illustrer les dangers de l’utilisation excessive des ressources communes, en mettant en évidence le dilemme entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif.

La théorie en exemples

La tragédie des biens communs peut être observée dans de nombreux domaines, tels que la surexploitation des ressources naturelles, la pollution de l’environnement, la congestion routière, ou encore la surpêche. Dans tous ces cas, l’absence de régulation ou de propriété privée conduit à une utilisation inefficace et à l’épuisement des ressources communes.

Prenons l’exemple de la surpêche : si chaque pêcheur cherche à maximiser ses propres profits en pêchant davantage, cela peut rapidement conduire à l’épuisement ressources de poissons et à la disparition de certaines espèces. Même si chaque pêcheur est conscient des conséquences à long terme de ses actions, il est peu probable qu’il renonce à ses propres intérêts si aucune régulation forte l’y contraint.

Limites de la théorie de la tragédie des biens communs

La théorie de la tragédie des biens communs supposerait que tous les individus seraient uniquement motivés par leur intérêt personnel et ne tiendrait pas compte des autres et des conséquences à long terme de leurs actions. C’est un peu réducteeur, et Fort heureusement il existe sur cette terre et c’est une tendance forte de nos jours des personnes soucieuses des autres et de leurs prochains. On peut citer un grand nombre d’activiste du climat, d’ONG qui se battent au quotidien pour l’avenir de l’humanité.

De plus, la théorie ne prend pas en compte les mécanismes de coopération et de régulation qui peuvent émerger spontanément au sein d’une communauté. Des solutions telles que la création de quotas de pêche, la mise en place de taxes sur la pollution (La fameuse taxe carbone) , ou encore la gestion participative des ressources peuvent permettre de se prémunir contre une tragédie des biens communs.

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